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Moustache Football Club, réflexion et analyse sur l'actualité du football.

RC Lens : à la recherche des valeurs perdues

RC Lens : à la recherche des valeurs perdues

Ces dernières années, le RC Lens, c'est un peu la grenouille qui se voyait plus grosse que le boeuf. Il y a encore 5 ans, on promettait au club des Houillères de détrôner l’ogre lyonnais. Après deux accidents graves, les Sang et Or recherchent la recette de leur succès, loin des strass et des paillettes.

Une Grenouille vit un Boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur, disant :
"Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
- Nenni.
- M'y voici donc ?
- Point du tout.
- M'y voilà ?
- Vous n'en approchez point."

La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.

 

Jean de Lafontaine ignorait que 350 ans plus tard, on le citerait pour illustrer la dégringolade du RC Lens (il ignorait même qu’un jour on puisse être plus riche que le roi en tapant dans un ballon, le statut des troubadours a bien évolué depuis Louis XIV). Il faut dire qu’il y a encore 5 ans, on promettait au club des Houillères de détrôner l’ogre lyonnais. Après deux accidents graves, les Sang et Or recherchent la recette de leur succès, loin des strass et des paillettes.

 

  

 


 

C'EST L'HISTOIRE D'UN CLUB SYMPA

 

A l’origine, le RC Lens est le club des houillères, (la compagnie des mines si vous préférez) et non celui de la ville. Les joueurs viennent de la mine, être un footballeur professionnel est un privilège dont ils ont conscience, et le rendent bien sur la pelouse, pas en engrangeant les titres, mais juste en jouant avec le courage qui fait la réputation des mineurs de fond. Avec le déclin de l'activité d'extraction de charbon, le club périclite également, et c’est sous l’impulsion de passionnés, André Delelis, maire de Lens en tête, que le Racing Club de Lens va remonter la pente à la fin des années 70. Géré par la municipalité, le club aura du mal à maintenir un train de vie constant et finira, en 88, par retrouver la 2ème division et voir l’arrivée de Gervais Martel, un jeune entrepreneur. Dans une région pauvre en installations culturelles, le football, et le Racing Club de Lens, reste le loisir n°1 dans le bassin minier, et le nouveau président lensois jouera une carte originale : celle de l’adhésion du public. L’idée est, que plutôt que d'avoir un ou deux sponsors maillots, des dizaines (et même plus de 100 !) d'entreprises locales sponsorisent les Sang et Or. L’idée est folle mais elle marche. L’équipe menée par les Wallemme, Sikora ou Roger Boli retrouvera l’élite et 10 ans après être descendue, décrochera son premier titre de champion… accident de parcours pour les uns, progression logique pour les autres, 98 marquera un tournant pour le RC Lens.

 

 

LA FOLIE DES GRANDEURS

Le titre a été dur à digérer, les départs de Wallemme, Foé, Ziani et Drobnjak sont compensés par les arrivées d’un Ismaël qui tardera à s’affirmer, d’un Dalmat capable du meilleur, mais plus souvent du pire, de Moreira et plus surprenant…de Nouma. Ce dernier possède un passé houleux avec les supporters lensois, notamment en ayant montré ses fesses (pour rester poli) au kop alors qu’il portait le maillot strasbourgeois. Malgré tout, l’âge d’or du Racing continue : après et un parcours honorable en Champions League et une Coupe de la Ligue 99, demi-finaliste de la Coupe de l’UEFA 2000, les requins sentent la bonne odeur du sang et de l’or et veulent leur part du gâteau : Rolland Courbis (dont on oublie trop souvent sa tendance à tremper dans de sales affaires) usera fortement des réseaux de son agent de fiston. Francis Collado, autre méridional, spécialiste cimentier verra son pouvoir s’accroitre d’année en année au point d’offrir un contrat pro à son beau-fils. Jean-Michel Roussier, ancien président de l’OM enrôlé en 2004 et dont aucun supporter lensois ne saurait vous dire ce qu’il a apporté au Racing. Si Gervais Martel s'est toujours défendu de ne pas vouloir de noms ronflants, il ne parlait bien sur que des joueurs (Guy Roux, JPP ou Boloni viendront grossir cette liste plus tard) Jean-Luc Lamarche, Patrice Bergues ou Daniel Leclercq, pourtant artisans de l'épopée lensoise seront invités à quitter la maison. N'oublions pas non plus quelques arnaques du football, de Dagui Bakari à Nenad Grozdic en passant par Thomert ou Jemaa, le vrai-faux transfert de Pablo Calandria, sans oublier la fierté de la cellule recrutement : Sidi Keita, dont le seul fait d’arme est d’avoir brisé les tibias de Caçapa, ça vaut bien 6M€. Coté vente, quand le voisin revend des Makoun ou Bodmer à prix d’or, les piliers de l’équipe sont bradés sans trouver de véritables successeurs : Pédron, Sibierski, Rool ou Jérôme Leroy partiront pour une somme cumulée...ne dépassant pas les 2M€, Seydou Keita pièce maîtresse du système Gillot sera vendu pour le double (sa clause libératoire au Barça est de 100M€)



 




L'EX GEANT DE DEMAIN

En 2006, le Racing Club de Lens fête son centenaire, pas d'extravagances
, juste une mongolfière, un match amical peu bandant contre St-Etienne, et la réunion de tous les joueurs du club encore en vie en préambule d'un match de championnat face à Monaco. Le palmarès s'écrit sur 3 lignes et pourtant l'entitée artésienne a toujours fait bonne figure dans le championnat, à l'époque, seuls Sochaux et l'OM ont plus d'ancienneté dans l'élite que les Sang et Or. Après l'échec de 2002 face à Lyon, où l'équipe de Joël Muller s'écroulera en fin de championnat (une mauvaise habitude du lorrain), Lens sera l'éternel dauphin des Gones, et
"Bon bin c'est euh moi qui vait chanter euh alors"beaucoup les voient succéder au roi Lyon. Et pour y parvenir, Gervais Martel ouvre des filiales pour permettre au club de diversifier ses revenus. Le président est formel, le prix des places ne doit pas augmenter, il faut trouver l'argent ailleurs. Voient le jour RCL café, une nouvelle boutique au centre commercial de Noyelles-Godault (le plus grand Auchan du monde) : des bides monumentaux. RCL emploi, agence d'interim : encore un bide. Bollaert développement, destiné à promouvoir le stade pour des prestations diverses (le club est propriétaire d'un bail emphytéotique) : autre bide. Au coeur de l'Europe, le bassin minier s'attendait à recevoir des grands concerts, mais l'amateurisme des personnes en charge du stade profitera au Main Square Festival d'Arras, à 20 bornes de là, qui est aujourd'hui l'un des évènements musicaux les plus important d'Europe. On a un temps cru voir Robbie Williams être le premier artiste à remplir le stade (toujours d'actu selon le lien), mais ce n'était rien d'autre qu'une arnaque, personne ne chante, Gervais déchante. Dernier bide : la Gaillette. Le centre de formation ne sort rien ou presque malgré son cout (6M€ par an) depuis sa sortie de terre 5 ans plus tôt, seul Assou-Ekoto a su percer.

 



DEUX INFARCTUS EN TROIS ANS

C'est donc avec des moyens limités que l'on demande à Francis Gillot de réaliser l'exploit de décrocher la Ligue des Champions : un vivier inexistant, des recrues moyennes, le Maubeugeois réclame du renfort en janvier 2007. Son équipe est seconde du championnat avec une large avance sur ses poursuivants, mais il craint de ne pouvoir tenir sur la durée. Le président à l'hôpital, c'est Collado qui s'occupera d'un mercato "parfaitement maîtrisé" selon ses termes... il aura au final affaiblit l'équipe. La chute du RC Lens démarre pour de bon, après une dégringolade au classement, l'intertoto est une consolation au gout amer.
Gillot démissionne, las de certains dirigeants. S'il ne le citera jamais, le directeur sportif et cimentier est montré du doigt, il le sera également par Guy Roux. Les artères bouchées par trop de gras, le Racing ne réagira pas et aggravera son cas. Quand le bourguignon arrive, le coup médiatique est réussi, mais sportivement, il n'aura que des moyens limités, des promesses de transferts non tenues (Gomis, Lloris, départ de Seydou Keita, etc...) et ne voulant pas gâcher son temps, et surtout, conscient que les objectifs fixés sont irréalisables, il jettera l'éponge au bout de 4 matchs, inventant des problèmes cardiaques...

Mais restons dans le bling-bling, le club est loin, très loin de ses valeurs qui ont fait sa force, la proximité avec le public est inexistante, et ni Papin, ni Leclercq ne sauront redonner des couleurs à des Sang et Or pales. La Ligue 2 imposera une remise en question globale, mais les longs contrats juteux offerts à des joueurs moyens empêche un dégraissage (Maoulida, Akalé, Sidi Keita...). Wallemme n'aura pu empêcher une rechute inévitable avec un effectif de L2 et une masse salariale de haut de tableau de L1... Lorsque Bollaert s'embrase sous les "Vous avez tué notre Racing", c'est bel et bien à tout ces profiteurs, lofteurs, nantis et adeptes du bling-bling que les supporters en veulent. Plus que la défaite, c'est la manière qui a dérangé.

 




LA RECONQUETE

Cette seconde descente tire plus que jamais la sonnette d'alarme. Le club pourrait bien s'éteindre, comme s'est éteint d'autre Racing. Dans les coulisses, on s'active, dès le printemps, Jocelyn Blanchard travaille déjà à l'avenir du club avant même qu'il n'y soit embauché. Jean-Louis Garcia donne son accord à Lens, en Ligue 2 et refuse Nancy et Bordeaux. On recherche du talent, oui, mais surtout des mentalités, Gervais Martel appelle cela "la reconquête".

Plus que les résultats sportifs, ce sont les valeurs qui ont fait le RC Lens qu'il veut retrouver, pour reconquérir un public qui ne demande qu'à soutenir une équipe de joueurs qui se donnent à fond sur le terrain et qui soit proche des supporters au quotidien. Coté finances, ça va mal, le Crédit Agricole s'assure d'éliminer les dépenses superflues, et s'est provisoirement installé comme actionnaire majoritaire pour permettre au club de survivre. Raphaël Varane aura permis de limiter la casse financièrement parlant et ainsi de batir une équipe cohérente.

Mais si, sur le papier, l'équipe fait figure de favori, l'effectif est bouleversé. Le début de saison est moyen, parfois même mauvais. Après le traquenard de Furiani, les Artésiens se retrouvent relégables avec Le Mans et Monaco, autres favoris en difficulté, certains annoncent déjà la fin, ce ne sera que le début...



DU PLOMB A L'EAU FRAICHE

Lens change ou plutôt avait changé, et il retrouve ses valeurs d'origine. Le directeur de la communication a été remercié, et c'est le "Monsieur Supporter" qui prend du gallon, avec un portefeuille élargi. Une décision qui s'inscrit dans la volonté de revenir aux fondamentaux. Depuis juillet, les entraînements publics sont plus nombreux, certains mêmes sont décentralisés afin d'aller à la rencontre des jeunes de la région, les joueurs sont toujours disponibles pour les fans, et ils le leur rendent bien.

Bollaert n'a plus été aussi festif depuis bien longtemps, et pourtant, le club est dans le ventre mou de la L2. Mais leur club est redevenu combattif, vaillant, volontaire et humble. 1 an après avoir reçu un ballon de plomb mérité, Yohan Démont a su inverser la tendance et pourrait bien un jour prétendre au ballon d'eau fraîche pour que les Cahiers titrent, comme promis "Démont, le diable par l'aqueux".

Tout comme Franck Queudrue a refusé des offres de l'étranger (notamment du Celtic) pour aider son club de coeur. Bérenguer, Toudic, Ben Saada ou Aurier, entre autre, auraient également pu trouver un club de l'élite avec le salaire adéquat. Mais ils ont accepté ce défi de la reconquête, les règles salariales mises en place (salaire fixe faible et prime au résultat), Garcia voulait des têtes bien faites et le travail commence à payer. Lens se relance dans la course à la L1, le centre de formation porte en fin ses fruits, et Lens communie avec son public pour son plus grand bonheur.

 

 

Les Sang et Or joignent leurs paroles aux actes, la reconquête est en marche, le club veut redevenir le lien social du bassin minier. Le travail des dirigeants en ce sens est déjà salué, il le sera encore plus dans les semaines à venir. Pour la réception de Châteauroux, pour Noël, le RC LENS offre l’entrée gratuite aux moins de 18 ans, aux associations caritatives, aux jeunes licenciés des clubs amateurs de la région et aux demandeurs d’emploi. Lens redevient ce club populaire, son âme est toujours là, et ce ne sont pas quelques affiches aguicheuses du voisin qui feront changer d'avis les supporters lensois. Lens redevient une grenouille, qui ne doit plus se voir comme un boeuf, mais se contenter de l'amour qu'elle reçoit pour rester une équipe charmante qui pourra vivre heureuse et faire plaisir à tous ses enfants... Les valeurs sont là, retrouvées, et le Racing devra les conserver précieusement pour retrouver son lustre d'antan.



* Ancien directeur de la communication, évincé en novembre dernier par le RC Lens pour être remplacé par Dominique Regia-Corte, jusqu'alors responsable des relations avec les supporters, Laurent Marly nous a contacté afin de préciser qu'il n'était en rien responsable, ni lui, ni Jean-Guy Wallemme, du faible nombre d'entraînements publics mais qu'ils étaient dépendant du temps de travail du personnel à disposition. Si ce n'étaient pas nos propos, il semblerait qu'ils aient pu être mal interprétés. Nous saluons le changement opéré depuis juillet (date à laquelle monsieur Marly était encore en fonction...), non seulement sur la fréquence de ces séances mais aussi sur la disponibilité des joueurs. Nous ne cherchons pas à jeter des fleurs à qui que ce soit, la nomination de Regia-Corte nous semblant avant tout symboliquement positive dans le sens ou les supporters et son représentant sont mis à l'honneur. Quant à monsieur Wallemme, dont nous avons apprécié le travail, nous avons toujours regretté qu'il n'ait pas eu les moyens nécessaire pour opérer ce changement plus tôt.

 
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Très bon article sur le RCL, encore une fois j'ai envie de dire !! En espérant que ces valeurs restent, même s'il y a remonté en ligue 1 dans les prochaines années.
Super article.
Courage !
J'ai failli verser ma larme...
Mais n'oublions pas que le plus dur reste à faire, et que la montée n'est pas acquise.
Plus qu'un retour en D1, c'est le retour de valeurs perdues qui est recherché à Lens, un club vraiment à part, et un exemple pour le retour du football populaire.
Arthur Michel
16 Décembre 2011
Ah merci pour la petite pique concernant "l'accident de parcours 98" :-D

Je ne partage pas le même avis que toi sur un retour au source au foot populaire. Au creux de la vague, forcément tu es obligé de te rapprocher de ceux qui tiennent le plus à toi. Mais quid lorsque la machine sera repartie ? Martel est un entrepreneur, au visage humaine certes mais en tant que chef d'entreprise, il fera forcément des choix visant à développer sa boîte.

Ainsi, le retour à un RCL à taille humaine, j'y crois moyen.
Bel article.
Je pense aussi que la machine est en marche.
Le public lensois doit se retrouver ce mardi, un stade plein pour donner du baume au coeur à tous ceux qui souffrent.
Pour un football populaire!
En attendant de retrouver une tribune TONY MAREK débout de 8000 voix ! ;-)
sang et or jusqu'a la mort !!!! fier d 'etre lensois!!!!!
Bonne synthèse d'un parcours assez chaotique. On ne dira jamais assez qu'il s'est produit quelque chose début 2007 au sein de ce club, dont il ne s'est manifestement pas encore relevé. Vous n'avez pas oublié cet épisode crucial.

La conclusion est très optimiste. Trop à mon goût car il suffira de quelques déconvenues, quelques relâchements coupables pour que tout le monde à Lens retombe dans la déprime.
Bon article, en effet.
Par contre, si je peux me permettre, je vous trouve bien gentil avec un Guy Roux qui est, à mon avis, loin de l'ange que vous présentez.
Tout à fait d'accord avec Sekhmet : Guy Roux est le vrai fossoyeur du RCL, qui a fait basculer un édifice stable en à peine plus d'un mois, avec le concours de qques recrues qui ont au moins eu le mérite d'apporter un peu d'argent à l'AJA (Akalé, Pieroni, Kalou...)
Très bon article. Concernant G. Roux et cette période, je pense avant tout comme l'a précisé G. Martel depuis, que c'est bien la fin de l'ère Gillot qui a plombé le club avec en parallèle l'hospitalisation du président et les mauvais choix qui se sont succèdés (dont GR &co)...
Maintenant j'espère revoir nos couleurs et nos valeurs en haut de l'affiche comme le souligne fort bien la fin de l'article!
Captain Rai
20 Décembre 2011
Longue vie au RCL avec un retour rapide en L1.

vous nous manquez
Une défaite méritée 3-2 contre Châteauroux 16eme et qui n'avait plus marqué depuis 4 match à domicile et en plus devant 30 000 personnes .
Je crois que les valeurs du club ne sont pas encore retrouvé ...

Sinon très bon article .
Excellent article qui synthétise bien ces dernières années. :)
La dernière année avec Gillot, fut pour moi le précipice.
Grosse erreur d'avoir laisser les mains à Guy Roux, qui n'est pas clair dans cette histoire.

Il faut voir aussi les Nantes, Metz, Strasbourg, Monaco... Lens n'est pas seul à avoir lourdement chuté. Faut-il voir la fin d'un cycle ?
Je n'ai rien contre Brest, Dijon, Evian, Ajaccio... mais ils sont loin de soulever les foulent en L1. Dur de voir cela de la L2.

J'adore la petite pique. C'est vrai, peu importe les affiches des voisins, leur stade leur recrutement, l'attachement au Raçing reste le même. J'ai l'impression qu'on est 30 000 masos tout les 15jours.
Faut peut être prendre exemple du voisin aussi, qui lui mène un beau projet et qui réussi.

Lens n'a pas de constance cette année. Cela tiendrait à l?exploit de remonter, vu la 1ere partie de championnat.

Va falloir être patient !
Allez Lens !

super article et résumé du RC LENS, je retiendrais deux choses, je fais parti des 30 000 masos tous les 15 jours a supporter mon équipe de coeur (et cela depuis plus de 40 ans) et que l'on est entrain de tuer notre club.Je chante les corrons a chaque match, mais il ny a plus de charbon, bonnes fêtes de fin d'année à tous les supporters LENSOIS!
Je souhaite vraiment que ce club revienne parmi l'élite, un beau résumé qui nous montre toute l'histoire et qui nous rappelle qu'elle fait partie du patrimoine du football français.
Supporter marseillais, j'ai une affection particulière pour le RC Lens. Je suis réellement triste pour son public, et la Ligue 1 a perdu énormément avec la descente de Lens ! Allez Lensois !
Mérité pour Lens. Ça faisait les malins en 1997 en faisant tourner un cercueil dans Bollaert et en disant que le LOSC allait mourir dans l'indifférence et que le RCL deviendrait le seul grand club du Nord-Pas-de-Calais. Et là encore, une provocation en fin d'article

Une décennie de travail plus tard, Lille a participé à plus de Ligue des Champions que Lens, a joué un huitième de finale ce que Lens n'a pas fait et surtout en une saison, Lille a fait aussi que le palmarès de Lens à savoir un championnat et une coupe nationale.

La modestie a fait le travail et je ne vois pas en quoi Lens mérite de remonter sous prétexte qu'ils ont un public formidable (ce qui est vrai, je le concède). Pour monter, il ne faut pas être 20000 dans le stade 2 fois par mois, il faut être dans les trois premiers de Ligue 2. Ce que Lens n'est pas en train de faire.
Martelentete
03 Janvier 2012
Bel article sur mon club de coeur mais je suis bien dubitatif sur la dernière partie, bien trop extatique. Que les valeurs du Racing soient de retour, je veux bien le croire mais je n'en suis pas encore persuadé. Quant au renouveau sportif, il se fait plus qu'attendre : 15ème de L2 à la mi-saison, on peut difficilement parler de "relance dans la course à la L1".
Pour ma part, j'ai une vision bien plus pessimiste des choses. Le RC Lens est bien plus près de la liquidation avec un actionnaire majoritaire qui refuse de remettre quoi que ce soit au pot (le CA) et un actionnaire historique qui refuse de voir la réalité, à savoir qu'il n'a plus les moyens financiers d'être seul maître à bord (Martel). Ca sent la course en avant et attention, le mur se rapproche.
Le Stade Français a failli y laisser sa peau cet été avec un Guazzini sincère, comme Martel, mais qui a mené son club au bord du gouffre.
Et les miracles se répètent rarement tous les ans...