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Moustache Football Club, réflexion et analyse sur l'actualité du football.

Cantona : Les Catalans champions du Monde ?

Cantona : Les Catalans champions du Monde ?

Tel le Toreador, Eric Cantona aurait-t-il mis à mort la sélection espagnole ? Le pays est piqué au vif. Présent à Barcelone mercredi dernier, le King a touché un point sensible outre-Pyrénées, en taquinant La Roja. Le sujet devient réellement épineux quand il sous-entend qu'une équipe catalane aurait tout aussi bien pu remporter le précédent Mondial. Le débat est planté !  

Tel le Toreador, Eric Cantona aurait-t-il mis à mort la sélection espagnole ? Le pays est piqué au vif. Présent à Barcelone mercredi dernier, le King a touché un point sensible outre-Pyrénées, en taquinant La Roja. Le sujet devient réellement épineux quand il sous-entend qu'une équipe catalane aurait tout aussi bien pu remporter le précédent Mondial. Le débat est planté !
 

Vous apprendrais-je quelque chose en affirmant qu’Eric Cantona est une figure mondiale du football ? Si, si, je vous assure il l’est ! On pourrait même dire que de ce côté-ci des Pyrénées, le marseillais l'est bien plus encore. C’est le genre de type qu’on écoute quand il parle. De l’autre côté de ces mêmes montagnes, depuis une semaine se sont ses propos qui défraient la chronique. En effet, présent à Barcelona pour le « Global Sports Fórum », le nouveau King of New-York a lâché une petite phrase qui sème la zizanie.

Il n’était pas ici question de retraits bancaires mais tout simplement de sélection(s) nationale(s). Initialement, il était question des moins de vingt ans étasuniens ; jusqu’ici, rien de bien méchant. La sélection yankee pourrait, selon lui, atteindre une demi-finale de Mondial si elle avait un bon modèle. Et pourquoi pas ? Le modèle, lui, est tout choisi : ce sera une équipe à la Johan Cruyff en somme ! Cantona enchaine donc tout naturellement en faisant le parallèle avec le centre de formation de la Masia (centre de formation du FC Barcelona).
 

Le King en repr?©sentation ?  Barcelone.
 

Vous me direz, il est bien long à venir ce scandale. J’y viens. Qui dit Johan Cruyff et Masia dit … Sélection catalane de football (Cruyff en est l’entraîneur et nombre de ses internationaux ont reçu une éducation sportive made in Barça). Canto’ poursuit  tranquillement en expliquant que cette fameuse sélection aurait aussi pu remporter la dernière Coupe du Monde.
 

Inconscient que tu es mon petit Eric. Si à Barcelona tout le monde applaudit, à Madrid, plus d’une mâchoire se mit instantanément à grincer. Dans un pays où tu peux te retrouver en prison si l’envie te prenait de brûler une photo de Jean-Charles (comprenez Juan Carlos, « roi » de profession), pays où, chaque jour un peu plus, on vante toute cette gloire sportive, où durant tout un été (celui du Mondial) on se battait (pour les plus gentils) à coup de drapeaux déployés sur balcons interposés (bannière espagnole contre estelada indépendantiste catalane), cette phrase va vite s’avérer lourde de conséquences.

En tout cas, la fédération catalane de football se frotte les mains. En revanche, d’autres mains se frottent aux claviers. Ni une ni deux, le journal Marca publie un article très sobrement intitulé “España ganaría a Cataluña” (L’Espagne battrait la Catalogne). Le journal n’oublie pas de surmonter son titre d’une petite indication : plus de 200.000 personnes vont prendre part à la rencontre imaginaire opposant les selections espagnoles et catalanes.

Au final, la sélection espagnole l’emporte avec 70% des votes. Il faut dire que la sélection catalane n’est ici composée que d’ex-pensionnaires de la Masia, entre cet entraîneur de Cruyff et cette mine d’or du Barça, difficile de ne pas faire l’amalgame. Nous y reviendrons, mais rappelons au passage que cette sélection existe depuis plus d’un siècle et qu’elle n’est toujours pas reconnue comme officielle par la FIFA. Cantona nous permet donc avec cette petite phrase de faire un tout aussi petit décompte. Sur le onze de la finale, combien ont déjà porté le maillot de la sélection catalane ? Six (+ Cesc entré en cours de match, ça nous fait 7).

  Le choc des titans en 2012, vu depuis Madrid.  


Il n’en fallait pas plus pour voir apparaître un énième clash entre les deux camps. A Madrid, on croît tenir la victoire 100% española, même sans les petits catalans, La Roja est tellement fortiche, alors inutile de chercher plus loin (on est champion ou on est pas champion ?!). A Barcelona, on croît tenir une bonne équipe 100% MasiaMarca, sans le vouloir, n’a fait que montrer la force de ce centre de formation. Parce qu’excusez, moi je trouve que cette équipe a un minimum d’allure. Alors, imaginer qu’une sélection puisse entièrement reposer sur un seul centre de formation, c’est une sacrée performance !

Regardons maintenant la composition de cette équipe « 100% espagnole ». Nous remarquerons que cette équipe n’en finit pas d’être infiltrée à tout va et à tout poste. Llorente, Xabi Alonso et Iraola ont aussi porté le maillot de la sélection basque. « Natxo » Monreal et Javi Martinez sont eux aussi basques, Soldado est valencià. Iniesta, formé à la Masia, a pour sa part porté (une fois) celui de la Selecció Catalana. Mais si on l’aime sur le terrain, à Barcelona il est aussi fortement critiqué pour son « espagnolisme ». Allez, sur ce nouveau onze on peut en « sortir » minimum trois ; maximum sept.

Alors, à quatre sur le terrain, et tout champion de monde qu’ils sont, vous croyez toujours que cette équipe a la moindre chance de sortir victorieuse ? Le doute m'habite. Pas vous ?

Soit, il ne s’agit pas ici de dire qui a raison ou tort, qui est le plus fort. Plutôt de dire que le plus drôle c’est que de façon bien moins médiatique, en juin 2010 on trouve sur la page internet de la Selecció un étrange comparatif «Catalunya/Espanya». Les équipes ressemblent à celles de Marca, le commentaire reprend d’ailleurs la principale critique faite par les observateurs espagnols, une attaque catalane pas top.

Au passage, Iniesta porte là aussi le maillot rouge (pas si populaire je vous disais).Marca aurait donc fait du réchauffé ? Non, non, les propos de l’ex-vedette française ont finalement juste servie une cause : celle d’une sacrée rivalité. Par contre, pas une seule seconde on ne note dans un texte comme dans l’autre, un point positif accordé à l’adversaire (on pourrait parler d’ennemi, mais on ne le fera pas). On préfère défendre son équipe. Pas très objectif tout ça.

     Le choc des Titans en 2010, vu depuis Barcelona.     


Tellement pas objectifs que les catalans n’hésite pas à mettre leurs copains basques dans le onze de La Roja. Basques et Catalans, même combat non ? En tout cas, Catalans et Espagnols, même champ de combat pour une même guerre, à n’en point douter !

En tout cas, Eric Cantona nous montre encore une fois qu’il peut-être un doux rêveur, car, les USA sortis en demie du Mondial par les Catalans, c’est peut-être pas pour de suite-de suite. Allez savoir, et si c’était le scénario fou de 2014 … 


 

 
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Hadool
06 Avril 2012
Deep breaths, Craig!It\'s srepedsing because it\'s explicitly acknowledging an unfortunate reality. There\'s just too much wrong in the world for any one of us to make a meaningful change. Maybe that\'s what the news can do: help us pick the one thing to work on. It can also start an argument down a pretty slick slope. Because if there\'s nothing I can do about natural gas development in PA or an oil spill in AK, then aren\'t I better off in my bubble? And if everyone is better off in their bubble, why do we need journalists to dig around for us?
joosrooadb
08 Avril 2012
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zxynhi
11 Avril 2012
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