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Moustache Football Club, réflexion et analyse sur l'actualité du football.

Une bouteille à la mer

Une bouteille à la mer

Du coté de Lens, l’avenir est incertain. Entre faux espoirs et vraies difficultés, la peur a gagné tous les supporters historiques des Sang et Or. 4ème meilleure affluence de France sur la saison écoulée alors que le club luttait pour le maintien en Ligue 2, le douzième homme n’a d’autres armes qu’un appel au secours pour sauver un monument du football français.

Du coté de Lens, l’avenir est incertain. Entre faux espoirs et vraies difficultés, la peur a gagné tous les supporters historiques des Sang et Or. 4ème meilleure affluence de France sur la saison écoulée alors que le club luttait pour le maintien en Ligue 2, le douzième homme n’a d’autres armes qu’un appel au secours pour sauver un monument du football français.

 

Il aura tout tenté Gervais, lui qui tenait tellement à redonner au Racing Club de Lens, les valeurs d’un football populaire. Mais les requins du milieu auront fini par avoir raison de lui. Pris au piège de ses louables ambitions, son destin semble scellé, malgré son légendaire optimisme, le 30 juin, le Crédit Agricole, qui a déjà invalidé 6 transferts pourtant conclus par Martel, devrait reprendre, sauf miracle, les rennes du club artésien.  Un changement de propriétaire qui inquiète. Une banque n’a que faire des résultats sportifs ou du bien être de ces passionnés, l’altruisme ne faisant parti de ses gènes.

 

Le fidèle public du RC Lens jette donc, par le communiqué ci-dessous, une bouteille à la mer sans aucune force de proposition, juste un au secours à qui voudra bien les entendre, ces milliers de passionnés qui pourraient être privés de leur passion…

 

 Depuis plusieurs mois maintenant, nous connaissons l’échéance qui attend notre club. Gervais MARTEL a jusqu’au 30 juin pour racheter ses parts au CREDIT AGRICOLE NORD DE FRANCE (CANF). La banque est arrivée au chevet du club l’été dernier afin de le sauver financièrement, faute de quoi le club aurait pu faire l’objet d’une nouvelle rétrogradation, ce qui aurait à coup sûr débouché, pour l’établissement bancaire, sur la perte de ses créances. Le « sauvetage » était intéressé.

     Un an plus tard, la situation n’apparaît pas plus claire et Gervais MARTEL souffle le chaud et le froid à chacun de ses discours. Un jour, il faut être confiant. L’autre jour, un peu moins. Pendant ce même temps, la LFP annonce aux clubs que les rencontres de Ligue 2 seront désormais programmées le vendredi à 18h45. Un nouveau coup de massue pour les supporters et partenaires du club que nous sommes.

     Aujourd’hui, seul l’intérêt général du RACING CLUB DE LENS, notre club, prime. Pendant des mois, les supporters se sont tus, laissant faire, se raccrochant parfois peut-être à la méthode Coué… Gervais MARTEL, malgré une  grande détermination et  motivation affichées, peine à trouver des partenaires mais laisse espérer une issue heureuse à laquelle peu de supporters croient mais à laquelle de nombreux fans se raccrochent encore. Toujours est-il qu’aujourd’hui les dirigeants ne peuvent plus avancer cachés et avant même d’attendre l’échéance du 30 juin, le travail de sabordage a bel et bien commencé.

     Les deux atouts majeurs du club sont la renommée de son stade et de ses supporters mais surtout depuis ces dernières années, la qualité de sa formation (5ème centre de formation de France). Depuis début juin, les techniciens, qui font La Gaillette, fuient le navire face à l’avenir incertain que leur destine les dirigeants. Eric ASSADOURIAN, patron de la CFA, 7ème de son championnat avec une équipe des plus jeunes est parti. Olivier BIJOTAT, patron de la préformation, l’a suivi. Le contrat de Michel ETORRE, qui suivait l’ensemble des gardiens du Centre de formation ne sera pas renouvelé. On annonce d’ores et déjà le départ à l’USBCO de Georges TOURNAY, le grand patron de la formation lensoise. Le CREDIT AGRICOLE ne peut plus avancer caché et c’est le centre de formation que l’on sacrifie. Il se dit, en coulisses,  que le CANF n’envisagerait de ne conserver qu’un seul entraîneur à temps complet pour toute la formation.

     Reste le public, mais qu’en restera-t-il avec les matchs programmés le vendredi soir à 18h45 ? Comment les partenaires du club, encore nombreux et fidèles, pourront-ils tirer parti des salons VIP ? Les premiers échos entendus çà et là des associations de supporters font déjà état d’une baisse de 50% des demandes d’abonnements. Qu’en pensent les dirigeants  ? Qu’en pense la Ville de LENS alors que tout un pan de l’économie locale va être mis à mal ?

     Parlons du sportif. Jean-Louis GARCIA a été recruté l’an passé avec Jocelyn BLANCHARD, dans le but de bâtir une équipe capable de jouer les premiers rôles et remonter en Ligue 1 à court terme. Malheureusement, le football est le football et comme l’a reconnu Gervais MARTEL, l’année de la reconquête a été un échec. Maintenant, les grandes équipes ne se sont pas montées en un jour. Aujourd’hui, le CANF annonce un plan drastique pour la saison prochaine avec un passage de la masse salariale de 8,5 à 5 millions d’euros. Dès lors, aura-t-on encore les moyens de monter une équipe compétitive ? On en doute. A quoi assiste-on  aujourd’hui ? Après avoir vendu AURIER à TOULOUSE l’hiver dernier, on se sépare de nos meilleurs éléments : TOUDIC, prêté avec option d’achat à REIMS, le départ annoncé de POLLET, le transfert de KONDOGBIA,… Parallèlement à ça, le CANF met son veto à tout recrutement. Bref, on vend tout ce qu’on peut vendre pour récupérer du cash et on ne recrute rien, quitte à mettre le club en très grand danger sportivement.

     On continue… Le plan du CANF prévoit de procéder à une trentaine de licenciements  à LA GAILLETTE. Tous les niveaux sont touchés, de la régisseuse du centre de formation au Directeur Général du club,  et c’est tout un club que l’on désorganise en le taillant à la hache. Ne parlons pas de la chape de plomb qui règne aujourd’hui au club et c’est l’une des plus grandes entreprises du secteur qui est menacée. Le RACING CLUB DE LENS est une grande famille et nous sommes solidaires de l’ensemble des employés de LA GAILLETTE.

     On continue… Le CANF envisage d’ « externaliser un certain nombre des filiales ». Autrement dit, on vend les filiales, mêmes si elles sont rentables pour le club, toujours dans l’idée bien sûr,  de faire rentrer du cash.

     Et pour finir, on nous annonce l’arrivée de Monsieur DAYAN en tant que nouvel administrateur du club. Ce monsieur est bien connu du monde du football. Après un passage à LILLE,  il est appelé, en juin 2007, par la Socpresse au chevet du FC Nantes, relégué en deuxième division. Suite à la revente du club à Waldemar Kita, il quitte la présidence après seulement deux mois. En janvier 2010, il intervient cette fois auprès du RC Strasbourg, en difficulté en deuxième division, afin de mener une mission de restructuration sportive et économique. Après deux mois, il laisse sa place à Jean-Claude Plessis, ancien président du FC Sochaux. Le club évolue aujourd’hui en CFA.

     Alors, on résume : on dilapide les forces vives du club, on saborde la formation, on vend tout ce qu’on peut vendre (filiales,  joueurs, jeunes...), on ne renouvelle aucun contrat, on renonce à toute ambition sportive, on se contrefiche des problèmes des supporters et des partenaires du club, on prive la région de la dynamique que pourrait représenter l’EURO 2016 et on s’apprête à confier les rênes du club à un mercenaire du football qui devra « restructurer, sportivement et économiquement, » un club à qui l’on vient de couper les deux jambes que constituent la formation et son public. Le CANF s’apprête à vendre un club exsangue.

     Nous en avons assez lu et entendu. Nous nous sommes trop longtemps tus. La rage et la rancœur montent en chacun des supporters du RACING et nous avons décidé de faire entendre notre voix. Les dirigeants actuels doivent savoir que nous ne sommes pas dupes et que nous ne les laisserons pas agir en toute impunité et saborder notre club sans mot dire. Le RACING CLUB DE LENS est un monument de la Région et son aura va bien au-delà. Des dizaines de milliers de supporters, pour certains, clients du Crédit Agricole, sont plus que jamais attachés à ce club malgré les dernières saisons difficiles,  club qui nous a fait vibrer et que nous aimons. Les partenaires du club, pour certains, clients du Crédit Agricole, à l’image des valeurs de la région, lui sont restés fidèles. Le RACING est quelque part notre enfant et aujourd’hui, on touche à notre enfant.

     Nous en appelons aujourd’hui à une mobilisation de l’ensemble des acteurs économiques de la région pour sauver un club que les dirigeants  sont  en train de détruire. Monsieur DAYAN doit d’ores et déjà savoir qu’il n’est pas le bienvenu à LENS. Les supporters lensois souffrent, mais désormais, ce ne sera plus en silence.

Les associations de supporters  12 LENSOIS, TIGERS, KSO, MUSICIENS DU KOP, GALIBOYS, BOLLAERT BOYS, NORTH DEVILS, LENSOIS ON LINE, LES CHTIS GAVROCHES, FDB, CRAB et les nombreux supporters indépendants inquiets pour leur club.

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Boris
29 Juin 2012
Salut Cedric,
Que de déception ces dernières années avec ce Racing qui a bercé mon enfance, et qui a tout mon intérêt encore de nos jours. que d'erreurs de casting. Le tunnel est sans fin. Je prédis de longue années très difficiles.

A moins que l'on trouve du pétrole sous un téril ....

Pierre-Nicolas
03 Juillet 2012
bonjour, enfin bonsoir........toute façon on s'en fout tout est noir ... si ce n'est l'espoir, l'histoire... une histoire de cendres qui renaissent des larmes du passé pour donner de jeunes pousses...un jour.

çà arrivera forcément, regardez les clubs de la région, dont celui qui a le plus souffert : V.A. !

alors bon, si çà n'apporte rien à l'humeur du jour de voir le Racing perdre un peu de ses couleurs, un jour c'est certain nous renaitrons.

Supportons, supportons, Alllez LENS!!!!!!!!!!!!!!