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PSG : le grand test

PSG : le grand test

En affrontant Valence en huitième de finale de la Ligue des Champions ce soir , la saison du PSG débute vraiment. Une quête du trophée européen qui façonne souvent l'opinion publique en France. Et ça tombe bien puisque le Qatar est venu pour ça.

Malgré sa domination outrageuse dans la première décennie des années 2000, l'Olympique Lyonnais n'a jamais vraiment réussi à se faire aimer par autres choses que sa population locale ou les jeunes lecteurs de Onze Mondial.

Un syndrome poulidor

La faute à un "mauvais timing" car - si les Gones dominaient de la tête et des épaules la Ligue 1 - ils ne pouvaient malheureusement rien faire sur l'échiquier européen. Le manque de profondeur de banc et la nécessité de se concentrer sur l’acquisition de l'une des 3 places qualificatives en LDC pour la saison suivante afin de pérenniser financièrement le club expliquent l'effondrement des Lyonnais, souvent aux portes du dernier carré (hormis en 2009-2010).

 

Antoine Kombouaré après son but face au Real Madrid en 1993. Encore aujourd'hui, l'ancien défenseur et entraîneur occupe une place particulière dans le coeur des supporters


Soyons clair, Paris renoue donc avec les grandes messes européennes et s’immiscer jusqu’en finale sera l’unique objectif qui justifiera d’une saison réussie ou pas. Le championnat de Ligue 1 apparaît d’ores et déjà plié mais sept titres consécutifs n’ont pas suffi à l’OL pour conquérir le coeur des Français (le fameux syndrome Poulidor). Ce n’est donc pas l’obtention de la première place de l’édition 2012-2013 par le club le plus honni des Français qui inversera la tendance.


On se souvient tous de son premier amour

C’est donc peu dire que le PSG lance ce soir sa saison, voire même son opération de séduction de l’opinion publique. Lorsque le Qatar décide d’investir dans le PSG, il va sans dire que le championnat hexagonal n’est pas sa priorité. Seule la confrontation face aux grands d’Europe est importante en termes d’image et d’exposition.

Tout d’abord pour le public français, Saint-Etienne, Reims, Marseille et Paris ont vu les supporters de toute la France ralliée leur cause au moment d’une finale européenne , formant une masse importante de fidèles qui le sont encore aujourd’hui : les trentenaires ont tendance à avoir plus de sympathie pour l’OM qui a bercé leur enfance face à l’Étoile Rouge ou le Milan AC lorsque le PSG a su attirer l’attention des 25-30 ans avec son parcours en Coupe de l’UEFA ou en Coupe des coupes.

 


Comme ça, pas de jaloux

 

La monomanie médiatique visant à parler de ceux qui réussissent a formaté d’une certaine manière des supporters, qu’ils soient de la ville en question ou hors de l’agglomération.


Le casse-tête parisien

Cependant, rien n’est facile dans la conquête parisienne. Paris, métropole mondiale a les moyens de rallier à sa cause nombre de fans étrangers en cas de réussite européenne. L’image que véhicule le club part cependant de loin : inexistante en Europe (hormis celle peu convoitée de nouveau riche), Paris pêche également à “domicile” où la province rejette cette capitale qu’elle aime à détester. Plus proche également, où le PSG n’a jamais fait l’effort de la conquête de la banlieue, qui lui a longtemps préféré l’ennemi Marseillais, plus métissé et certainement aussi par rejet de ce club du XVIe arrondissement, longtemps accaparé par la tribune Boulogne.

De là à penser que le développement du PSG à l’international est plus facile, il n’y a qu’un pas que personne n’osera franchir si le club se donne dès ce soir les moyens de ses ambitions.


 

 
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